Sainte Marguerite sur Mer - Côte d'Albâtre - Normandie Cartes de Sainte Marguerite sur Mer, Sainte Marguerite sur Mer, Ste Marguerite sur Mer, Côte d'Albâtre, Normandie, Varengeville, Quiberville, Dieppe, Seine Maritime Activités à Sainte Marguerite sur Mer, Actualité de Ste Marguerite sur Mer, Articles sur Sainte Marguerite sur Mer, Artisanat à Ste Marguerite sur Mer, Associations de Sainte Marguerite sur Mer, Bienvenue à Ste Marguerite sur Mer, Evénements à Sainte Marguerite sur Mer, Photos de Ste Marguerite sur Mer, Hébergement à Sainte Marguerite sur Mer, Liens utiles de Ste Marguerite sur Mer, Mairie de Sainte Marguerite sur Mer, Numéros utiles de Ste Marguerite sur Mer, Restaurants à Sainte Marguerite sur Mer, Lieux à visiter à Ste Marguerite sur Mer, Webcam de Ste Marguerite sur Mer, Horaires des marées à Ste Marguerite sur Mer,
Sainte Marguerite sur Mer - Côte d'Albâtre - Normandie
Accueil
Site officiel de Sainte Marguerite sur Mer
Site officiel
Chronique : La Villa Romaine

Caprimont, d’où vient ce nom que portait Sainte Marguerite sur Mer ?
En latin, « capra » c’est la chèvre et « mont », la butte de Nolent, de boue en scandinave.
Autres noms : Quièvremont, Cuivremont : près de la mer ou de la Saâne. Notre village a vécu l’époque romaine...


Carte de la Seine-Maritime au temps des romains

Jules César, général et écrivain, est le premier à donner des détails sur notre région dans la « La guerre des Gaules » qui se déroula de 58 à 50 avant Jésus Christ. Il dénomme Calètes la tribu vivant dans la région sud-ouest, bordant la mer et au nord de la Seine, de la Belgica.
Les Calètes, d’origine sans doute germanique, au 4ème siècle avant J.C., donnèrent leur nom au Pays de Caux, le pays des Kalet (dur).
Dix milles calètes participèrent à la défense de la Belgica et six milles à la bataille d’Alésia en 52 avant J.C.

Les vestiges les plus importants de la période gallo-romaine en Seine Maritime sont ceux de la villa Romaine de Sainte Marguerite.
Villa, en latin, signifie riche et vaste demeure. Celle-ci appartenait sans doute à un gouverneur préposé à la garde des côtes.
Des vestiges nombreux trouvés au 19ème siècle aux abords de la Saâne : cimetière, traces d’habitations, indiquent que Sainte Marguerite était, à l’époque romaine, une importante station, le « portus veneti » cité par César ? La suppression de la buse nous y ramènerait en quelques sorte. On mesure par-là l’importance du recul inéluctable de la falaise estimé à 20 cm par an.

Sainte Marguerite sur Saâne était-il un port ? On peut le supposer car la voie romaine venant de la capitale des calètes Juliobona (Lillebonne) y aboutissait et repartait d’ici même par « Les Baies » vers Dieppe et au-delà. A Braquemont, on peut voir les levées de terre du Camp de César.


 

En 1820,
le site archéologique de la butte de Nolent a été découvert incidemment par un laboureur qui a mis à jour un fragment de mosaïque.
Cinq furent découverts par la suite, d’où le nom donné à l’ensemble du site : « les Mosaïques ».

Les premières fouilles ont été effectuées de 1821 à 1825, communiquées par Monsieur Sollicoffre.
La duchesse de Berry est citée sur place en 1827 pour de nouvelles fouilles.

Les principales fouilles eurent lieu de 1840 à 1847 par Monsieur Féret, archéologue dieppois. Des recherches méthodiques amenèrent à la découverte de toute une Villa reconnue sur 60 m x 45 m et de ses dépendances.

Il en fit exécuter un plan en relief, plan qui fut prêté par le musée de Dieppe à l’association Cap d’Ailly pour être exposé à la mairie en septembre 2000.


Plan de la Villa Romaine de Sainte Marguerite sur Mer

Monsieur l’abbé Cochet, inspecteur départemental des monuments historiques, procéda en 1862 à de nouvelles recherches. Il fit le point de l’ensemble jusque là découvert dans un considérable ouvrage sur la Seine Inférieure publié en 1868 et réédité par les Editions Bertout en 1984. On y relève, page 242, le plan de l’habitation principale et les citations de jardins clos, fontaine avec son bassin, temple, un édifice consacré aux bains et leurs conduits amenant l’eau des sources. La source captée, visible Chemin de Nolent, en serait un vestige. Elle servait il y a encore une centaine d’années aux habitants selon le témoignage de Monsieur Albert Grimbert.

Le propriétaire des terrains fit recouvrir les lieux une seconde fois après les avoir laissés aux dégradations des visiteurs. Les pierres des murs subsistants avaient servi à la construction de maisons du pays.


Enfin, dans ses « Etudes sur le Canton d’Offranville »*, Monsieur Olivier Dorian, ancien directeur d’école retiré à Longueuil, après avoir retracé les épisodes relatifs à la Villa Romaine, nous apprend que l’héritière des terrains fit exécuter, sous la direction de Monsieur l’abbé Loth, d’ultimes fouilles en 1876. Sur les cinq mosaïques, trois avaient disparu mais on en retrouvera deux bien conservées dont l’une mesurant 23 x 6 m était à peu près intacte.

On dut à nouveau recouvrir de terre ces mosaïques pour les préserver des dégradations des visiteurs et des gens du pays.

En conclusion, il évoque un mécène pour reprendre les fouilles mais à quel prix et sous quelles contraintes pour un résultat aléatoire.

Depuis 1876, rien n’a changé, hormis, non négligeable, l’occupation de la colline par les allemands. Ce site privé, classé en 1862, a une propriétaire et est exploité en herbages par un agriculteur. Les vestiges récoltés durant les fouilles sont conservés dans les musées de Dieppe et de Rouen.

Source : Francis LAMETRIE

Recommander le site
Votre nom :
Votre courriel :
Nom de votre ami :
Courriel de votre ami :
Anti-spam Recopier les chiffres
Message :