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Chronique : Les 3 phares de la Pointe d'Ailly

La pointe de l’Ailly se prolonge en mer par une multitude d’énormes rochers qui représentent un grand danger pour la navigation.

Il était donc indispensable qu’un phare y fût construit pour avertir les navires.

La falaise reculant sous les assauts répétés des marées et des tempêtes, ce sont en fait 3 phares qui s’y sont succédés...


Le premier phare d'Ailly

Le premier phare d'Ailly mis en service en 1775

Le premier phare fût achevé et mis en service en 1775.

Au total, la tour quadrangulaire en pierres blanches, construite sur le haut de la falaise, mesurait 18 mètres et la lanterne 5 mètres.

En 1776, on modifia le réchaud afin d’en réduire la consommation (600 kg par nuit) de charbon.

Puis, pour éviter le transport du charbon à dos d’homme par l’étroit escalier de 96 marches, on installa un treuil sur la plateforme supérieure pour hisser le combustible.
On construisit également une maison pour les gardiens.
La consommation de charbon baissa, mais la puissance lumineuse également.


En 1780, le réchaud est remplacé par des réverbères. L'économie est notable et le service moins pénible.

En 1820 les miroirs sphériques sont remplacés par des réflecteurs paraboliques d’un rendement meilleur.

Le physicien français Augustin Fresnel propose en 1822 le remplacement des réflecteurs par des lentilles fabriquées par un opticien nommé Soleil !

En 1852 on installe un feu tournant avec les lentilles. Il donne des éclats de minute en minute. Une lampe à cinq mèches placée au foyer du système constitue la source lumineuse.

En 1882, le phare d'Ailly figure au programme prévoyant l'éclairage par la lumière électrique. Des bâtiments sont construits en 1884 pour abriter les dynamos, et les machines sont mêmes livrées. Mais, on en reste là. Le programme est trop ambitieux. A cette époque, 13 phares français sur 46 sont équipés avec l'éclairage électrique et celui de l'Ailly n'est pas assez important pour être du nombre.

Bien qu’à son origine il fut construit à 156 mètres du bord de la falaise, le phare se retrouve « rapidement » menacé par l’érosion de la Pointe d’Ailly.


Le deuxième phare d'Ailly

Le deuxième phare d'Ailly mis en service en 1899

En 1896, la construction d'une nouvelle tour est décidée, tant à cause du recul de la falaise, qu’en raison de l’impossibilité d’installer une nouvelle lanterne sur la plateforme existante.

En effet, les dimensions du système à lampe à incandescence au gaz d’huile ne permettent pas son adaptation sur le phare actuel.


La construction débute donc en 1897. Des fondations en béton, implantées à 90 mètres en retrait du premier phare, accueillent bientôt une tour octogonale de 30 mètres de hauteur en pierres de taille et briques rouges, sur un large soubassement de 5 mètres de hauteur en pierres de Marquise.

La plate-forme porte une loge cylindrique renfermant la chambre de service au-dessus de laquelle se trouve la lanterne à gaz d’huile entourée d'une galerie circulaire ceinte d'un garde-corps.

Une coupole de bronze couronne le tout. On atteint la lanterne par un escalier en colimaçon appliqué à la paroi et muni d'une rampe en bronze du plus bel effet. L'intérieur de la tour est cylindrique et pavé de faïences bleu ciel.

Le 15 septembre 1899, le nouveau phare est mis en service. L'ancien phare est désaffecté mais il n'est pas démoli.

Par la suite, le phare sera équipé au gaz de pétrole puis électrifié en 1932.

Pendant ce temps, la mer a continué son travail d’érosion de la falaise et le remplacement du deuxième phare est envisagé dès 1938. Un terrain est acquis, à l'Ouest du phare précédent.


La seconde guerre mondiale

Pendant l'occupation allemande (1939 –1944), le phare est, bien entendu, éteint.
Il ne sert qu'une seule fois, lors du passage de deux croiseurs cuirassés qui, de Brest, regagnent la Mer du Nord.

Après le débarquement anglo-canadien du 19 août 1942 sur les côtes de la région dieppoise, l'optique du phare est mis à l'abri derrière des sacs de sable destinés à la protéger des bombardements.
Puis, les ingénieurs obtiennent des Allemands l'autorisation de déménager le dispositif du phare qui est démonté et, réparti dans un certain nombre de caisses, entreposé à Longueville sur Scie.
Le mercure, plus de 800 kilos, qui est resté dans la cuve, est transvasé clandestinement par l'ingénieur et le radioélectricien dans vingt-deux bouteilles fabriquées spécialement et qui, pleines, pèsent chacune 40 kilos, que l'on cache dans un garage dieppois.

Le 30 août 1944, avant leur départ, les Allemands font sauter le phare et ses installations annexes : une sirène à vapeur installée en 1884 dans un bâtiment situé au bord de la falaise, un sémaphore et un radiophare.

Après la libération, la tour de 1775 est restée debout et, malgré la destruction de sa plate-forme supérieure, elle est apte à recevoir un feu provisoire. Il n'est pas question d'y remonter l'optique du phare précédent. D'ailleurs, on n'a pas de lanterne.
On installe alors à sa plateforme inférieure une lanterne de petite dimension qui est destinée au port de Curaçao et dont l'expédition est différée.
Le phare est remis en service le 31 décembre 1944. L'allumage du feu provisoire est complété par un nouveau radiophare et une sirène de brume


Le troisième phare d'Ailly (phare actuel)

Le troisième phare d'Ailly (phare actuel) mis en service en 1958

Le début des travaux du troisième phare débute en 1951 par le battage de 52 pieux de 8 mètres en béton dont la tête est noyée dans un radier de 1m 60 d'épaisseur destiné à recevoir le phare dont l'ensemble, tour en maçonnerie et lanterne, représente le poids respectable de 1000 tonnes.

A partir de mai, on construit d'abord la tour, de section carrée à l'extérieur, en pierres de Mignac, revêtue, à l'intérieur, d'un parement de béton de porphyre rouge bouchardé.

Le porche de la tour est exécuté en granit. L'ensemble est très sobre, mais de lignes très pures. La construction d'un bâtiment pour abriter la machinerie, prévue sur les plans initiaux, est différée tant que l'ancien bâtiment peut continuer à être utilisé.


Le phare de 1775 reste en service jusqu'au 22 avril 1958, date à laquelle le phare actuel est mis en service.


Cette vieille tour ne devait pas survivre longtemps. Déjà ébranlée par le dynamitage de 1944, elle ne peut résister aux glissements du sol et, de 1960 à 1968, s'effondre petit à petit dans le vide. Il subsiste actuellement un des bâtiments techniques de l'époque.


En 1964 il devient impossible de reculer davantage et l'avant-projet de construction d'une salle des machines attenante au phare est approuvé par décision ministérielle le 12 juin. Les travaux dureront de janvier 1966 à décembre 1967.


Quelques caractéristiques du phare actuel :

Lanterne du phare actuel

Situation : Sur le Cap de I’Ailly 49° 55' 00" de latitude Nord 0° 57' 05" de longitude Est.


Elévation de la tour : 16 mètres au-dessus du sol, 91 mètres au-dessus de la mer.


Elévation du foyer : 19 m 53 au-dessus du sol, 94 m 58 au-dessus de la mer.


Feu : 3 éclats blancs en 8" 2, puis 11' 8 d'obscurité. Eclairage de 20 heures à 7 heures du matin.


Distance focale : 0,70 mètre.


Puissance : Lampe de 1 000 W - 24 V grossie mille fois par des lentilles.


Portée : 80 kilomètres.


Trompe de brume (3 sons de 2 secondes par période de 60 secondes).


Optique complémentaire composée de prismes droits disposés en rectangles inclinés de 10° vers le haut pour la signalisation aérienne.


Radiophare


Bouée hurlante en mer, au dessus des rochers qui ne découvrent pas.


La vue du phare


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