Sainte Marguerite sur Mer - Côte d'Albâtre - Normandie Cartes de Sainte Marguerite sur Mer, Sainte Marguerite sur Mer, Ste Marguerite sur Mer, Côte d'Albâtre, Normandie, Varengeville, Quiberville, Dieppe, Seine Maritime Activités à Sainte Marguerite sur Mer, Actualité de Ste Marguerite sur Mer, Articles sur Sainte Marguerite sur Mer, Artisanat à Ste Marguerite sur Mer, Associations de Sainte Marguerite sur Mer, Bienvenue à Ste Marguerite sur Mer, Evénements à Sainte Marguerite sur Mer, Photos de Ste Marguerite sur Mer, Hébergement à Sainte Marguerite sur Mer, Liens utiles de Ste Marguerite sur Mer, Mairie de Sainte Marguerite sur Mer, Numéros utiles de Ste Marguerite sur Mer, Restaurants à Sainte Marguerite sur Mer, Lieux à visiter à Ste Marguerite sur Mer, Webcam de Ste Marguerite sur Mer, Horaires des marées à Ste Marguerite sur Mer,
Sainte Marguerite sur Mer - Côte d'Albâtre - Normandie
Accueil
Site officiel de Sainte Marguerite sur Mer
Site officiel
Histoire : La seconde guerre mondiale à Ste Marguerite

Monsieur Francis Lamétrie nous raconte la seconde guerre mondiale telle qu’il l’a vécue alors qu’il était adolescent à Ste Marguerite.


Villa « La Côte » avant sa destruction



En juin 1940, à la suite de la débâcle de Dunkerque, des troupes anglaises tentèrent d’embarquer depuis nos côtes, en particulier à St Valery en Caux qui subit des dégâts importants.



Arrivant à Rouen le 9 juin où ils mirent le feu à la rive droite, les allemands occupèrent alors toute la « Seine Inférieure »



A Sainte Marguerite, ils prirent possession des maisons inoccupées.
Autorisée à une visite d’un quart d’heure, Mme Veuve Romuald Lamétrie, institutrice et secrétaire de mairie à Ste Marguerite de 1930 à 1934, propriétaire de la villa « La Côte » n’eut guère le temps d’emporter quoi que ce soit et son fils Francis, 13 ans, tardant à quitter les lieux, fut expulsé brutalement (la botte allemande était lourde).


Les arbres furent abattus


Après le débarquement tragique du 19 août 1942, au cours duquel seul le commando de Lord Lovat réussit sa mission en contournant le village par la saâne et Blanc-Mesnil, les allemands renforcèrent , par de nombreux blockhaus construits par des requis sur place, le « Mur de l’Atlantique ».
L’ensemble de la partie dénommée Herfosse, coupant le village en deux fut dévasté : arbres abattus, maisons (11 au total) dynamitées et terrains minés dont les plans retrouvés permirent plus tard un déminage efficace qui coûtât cependant la vie à des prisonniers allemands qui en furent chargés.


Les propriétés suivantes furent totalement détruites :

La plus récente, construite en 1930, « La Côte », route de la Mer, citée plus haut, dynamitée le 9 octobre 1943.
Au dessus, « Notre Dame des Fossés » appartenant alors à M. Desmarais (actuellement MM Avisse) et une maison annexe (actuellement MM Sevestre).
A côté, l’habitation de MM Boulais (actuellement MM Deroze).
Au centre de l’Herfosse, l’ensemble de la ferme occupée par M. Dumont, propriété de M. Mouquet.
Sur la butte aux Nolants, la maison de MM Gaudin, actuellement reconstruite sur le blockhaus.
Au dessous, la maison de M. Furby (actuellement ses enfants MM Verger), qui, conseiller à la Cour de Cassation fut directeur de la Justice pour la zone française d'occupation en Allemagne. Il reçut plusieurs fois Lord lovat, personnage haut en couleurs et en taille qui s’est rendu célèbre le « jour le plus long » pour la prise importante du pont sur l’Orne, Pegasus Bridge, cornemuses en tête !
A côté, l’habitation de MM Panaza (actuellement MM Fécamp).
Puis tout proche, bordant la départementale 75 (route de la Mer), au centre du village, à la limite de la zone ravagée, la chaumière typique de Mlles Bessine (actuellement MM Boulingre) et en face, son annexe, actuellement M. Albert Grimbert, notre doyen et ses enfants MM Jean Lefebvre.
Enfin, à l’extrémité du chemin des Ruguets, dominant le versant ouest en vue des falaises, la propriété de M. Lazare, occupée à l’époque par les parents de M. Albert Grimbert (actuellement M. Haulle).


Les villas dynamitées

Les allemands, persuadés du débarquement allié sur nos côtes nord ordonnèrent l’évacuation du village en février 1944. Les habitants se réfugièrent dans l’arrière pays.

Après trois mois de la Bataille de Normandie, le lourd tribut de milliers de morts civils et des destructions massives, Rouen fut libéré symboliquement par les Canadiens le 30 août 1944 et les occupants quittèrent notre côte (sauf l’enclave du Havre) marquant une dernière fois à Ste Marguerite leur pénible présence par la destruction de notre beau phare.

Les propriétés détruites furent reconstruites dans les années 50 sur les indemnités des dommages de guerre du budget français de la reconstruction, aidé par le Plan Marshal américain. Mais le préjudice moral et matériel pour certains fut très grave et il fallut beaucoup d’années pour réparer les dégâts de quatre ans d’occupation. La nature fit le reste au point qu’à part les vestiges des blockhaus, il n’y a plus d’autres traces que dans les mémoires.

Source : Francis Lamétrie

Recommander le site
Votre nom :
Votre courriel :
Nom de votre ami :
Courriel de votre ami :
Anti-spam Recopier les chiffres
Message :