Print Friendly, PDF & Email

Sainte-Marguerite-sur-Mer est un village normand situé en bord de falaise sur la Côte d’Albâtre.

Distant de 13 km de Dieppe ; Longueil, Varengeville-sur-Mer et Quiberville-sur-Mer lui sont limitrophes.
A l’origine connu comme Caprimont, du latin capra (chèvre) : La butte aux chèvres.
Il fut successivement nommé Quievremont (1319) puis Chievremont (1337), Chèvremont (1426), Sainte-Marguerite de Quievremont (1517),
Quievremont sur la Merentre 1503, Ecclesia Sanctae Margaritae de Quièvremont en 1703, Sainte-Marguerite de Caprimont en 1714, Caprimont sur la mer en 1726, Sainte-Marguerite de Caprimont en 1736, Sainte Marguerite de Caprimont en 1715, Sainte-Marguerite de Quevremont avant la Révolution française puis Quevremont en 1788.

Avec la révolution, la commune est provisoirement nommée Phare-de-l’Ailly.
A la restauration, elle retrouve sa dénomination de Sainte-Marguerite.
Il faudra attendre 1953 pour que le qualificatif sur-Mer lui soit adjoint.

Des origines romaines

blank

Jules César est le premier à donner des détails sur la région dans La guerre des Gaules (58 à 50 avant JC).
Il nomme Calètes(Durs) la tribu vivant dans la région bordant la mer au nord de la Seine (Belgica).
Les Calètes, d’origine sans doute germanique, donnèrent leur nom au Pays de Caux, Pays des Calètes.
Les vestiges les plus importants de la période gallo-romaine en Seine-Maritime sont ceux de la villa de Ste-Marguerite, au lieu-dit Butte de Nolent (littéralement Butte de boue en scandinave).

Le site fut découvert en 1820 par un laboureur qui mit à jour un fragment de mosaïque. Cinq autres furent découverts par la suite ; d’où le nom donné à celui-ci : Les Mosaïques.
Les premières fouilles furent effectuées de 1821 à 1825.
De 1840 à 1847, des recherches plus méthodiques amenèrent à la découverte de toute une Villa de 60 m x 45 m et de ses dépendances.
Un plan en relief, visible au musée de Dieppe, fut réalisé.
Villa, en latin, désigne une riche et vaste demeure. Celle-ci appartenait sans doute à un gouverneur préposé à la garde des côtes.
Des nombreux vestiges, mis à jour aux abords de la Saâne tout au long du 19è – cimetière, traces d’habitations -, indiquent que Ste-Marguerite était, à l’époque, une place importante (le portus veneti cité par César ?)
Sainte-Marguerite-sur-Saâne était-il alors un port ? On peut le supposer car la voie romaine reliant Lillebonne (Juliobona), capitale des Calètes y passait avant de poursuivre et repartait vers Dieppe et au-delà (A Braquemont, les levées de terre du Camp de César sont toujours visibles).
En 1868, l’abbé Cochet, Inspecteur départemental des monuments historiques, rassembla en un seul ouvrage le fruit des différentes recherches menées depuis la découverte du site ; joignant les siennes, entreprises en 1862 (Ouvrage réédité par les Ed. Bertout en 1984).
Aujourd’hui les mosaïques sauvegardées sont visibles à Dieppe et Rouen et le site recouvert pour éviter dégradations et vols.

19 août 1942, Ste-Marguerite, théâtre des opérations

Au matin du 19 août, Lord Lovat, qui s’illustrera plus tard lors du débarquement de Normandie, débarque avec

blank

son 4e commando sur la plage de Ste-Marguerite rebaptisée Orange beach. Les 160 hommes, dont 3 Français, progressent rapidement vers l’intérieur des terres le long de la vallée de la Sâane. L’objectif est de prendre à revers la puissante batterie côtière de 6 canons de 150 mm qui interdit l’entrée du port de Dieppe. Parallèlement, Mills-Robert – adjoint de Lovat – et ses 90 hommes attaquent de front par la valleuse de Vasterival. Les deux groupes chargent à la baïonnette, neutralisent la batterie, détruisent les canons redescendent sur la plage d’où ils rembarquent en emmenant leurs prisonniers.
Modèle d’exécution, ce fut la seule phase de l’opération Jubilee qui se déroula comme prévu.

Aujourd’hui, le calme et la douceur de vivre de Sainte Marguerite-sur-Mer séduisent les amoureux de nature et d’authenticité.
Centre de villégiature, le village regroupe villas, hôtels, gîtes, chambres d’hôtes, camping à la ferme et restaurants.
Le phare domine la pointe de l’Ailly et son bois, offrant un magnifique panorama sur la mer et la campagne environnante.